Au moment où le Liban connaît à nouveau quelques tensions, la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) reste plus que jamais en alerte.
Plusieurs incidents récents ont vu des éléments français de la force des Nations unies pris à partie. Les suites de l’enquête sur l’assassinat de l’ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri, des accusations de part et d’autre de réarmement de certaines factions font monter la tension au Liban, notamment avec le Hezbollah.
Dans ce contexte tendu, la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) reste plus que jamais en alerte.
C’est en mars 1978, que les résolutions 425 et 426 du Conseil de sécurité des Nations Unies permettent le déploiement de la FINUL pour confirmer le retrait des troupes israéliennes du sud du Liban, assurer la paix et la sécurité et aider le gouvernement libanais à rétablir son autorité dans la région. L’Etat hébreux se retire en 2000 mais la FINUL est maintenue. Arrive le conflit israélo-libanais de l’été 2006 ou ‘Seconde guerre du Liban’. La résolution 1701 de l’ONU demande la cessation immédiate des attaques du Hezbollah et des offensives militaires israéliennes, et décide de renforcer le dispositif pour contrôler la cessation des hostilités. Les effectifs passent à 15 000 hommes et la FINUL se dote d’une force navale.
Aujourd’hui, la FINUL dispose de 11 500 hommes, la France est le deuxième contributeur en troupes avec près de 1 500 soldats. Les militaires français au Liban sont projetés dans le cadre de l’opération Daman , nom donné à la participation française dans le cadre de la FINUL. Plus d'une centaine d’entre eux sont affectés dans les états-majors de la force intérimaire à Naqoura et du secteur ouest italien à At Tiri, et environ 1 300 arment le Groupement tactique interarmées. Le GTIA a une double mission : une mission de force de réaction rapide (QRF), et une mission de contrôle de zone. Il mène aussi des actions au profit de la population libanaise : dépollution, aide médicale, projets de reconstruction…
La FINUL est actuellement dirigée par le général espagnol Alberto Asarta Cuevas.