Le prochain sommet de l’Otan se déroulera à Chicago (Etats-Unis) en mai 2012. Trois mois avant cette échéance majeure, nous vous proposons ce nouveau dossier illustrant la place de la France au sein de la structure militaire intégrée de l’Alliance. L’occasion également d’expliquer comment la France participe activement aux évolutions de cette organisation.
C’est à l’occasion du sommet de Strasbourg-Kehl, en avril 2009, que la France a officiellement annoncé son retour dans le commandement militaire intégré de l’Otan. Quatrième pays contributeur au budget de l’organisation et cinquième pays contributeur en termes de troupes déployées sur le terrain, avec environ 4 000 hommes engagés dans les opérations menées par l’organisation, la France a ainsi repris « toute sa place dans l’Alliance », ainsi que l’a alors déclaré le président de la République, Nicolas Sarkozy.
Cette décision s’est, en particulier, traduite par l’attribution d’un commandement stratégique à un officier français. Le général d’armée aérienne Stéphane Abrial a en effet pris la tête du Commandement allié Transformation basé à Norfolk (Etats-Unis), dès le mois de septembre 2009. Moteur de la restructuration et de la modernisation de l’Otan, le général Stéphane Abrial nous explique dans une interview ce que signifie et ce qu’implique sa fonction à la tête de ce commandement.
Ce dossier propose aussi un reportage vidéo sur le Centre de guerre interarmées de l’Otan (Joint Warfare Center), également commandé par un Français, depuis juin 2011 : le général de division Jean-Fred Berger.
En sus, ce sont également plusieurs centaines d’officiers et de sous-officiers supplémentaires qui ont été insérés dans les Etats-majors intégrés, offrant ainsi une meilleure représentation de la nation au sein des instances militaires de l’Otan.