Les présidentes et membres des conseils d’administration des associations ARIA et ANFEM, ont été reçues à l’hôtel de Brienne par Gérard Longuet. Au cours de cet entretien ces femmes ont présenté au ministre leurs actions récentes et lui ont fait part de leurs préoccupations actuelles.
Les représentantes des associations ARIA (Association de Réflexion, d’Information et d’Accueil des familles de militaires en activité) et ANFEM (Association Nationale des Femmes de Militaire) ont été reçues par le ministre de la Défense Gérard Longuet à l’Hôtel de Brienne, le mercredi 7 mars. Ces deux associations œuvrent pour informer et soutenir les femmes et les familles de militaires.
« Le ministère de la Défense ne s’intéresse pas uniquement aux femmes, pour la journée qui leur est dédiée, le 8 mars », s’exclame Gérard Longuet, ministre de la Défense. « Toute l’année, une partie de nos réflexions porte sur la questions des conjoints de militaire. [...] La singularité de l’engagement militaire réclame une attention toute particulière de la part de l’employeur à l’égard des situations familiales. Ce sont des situations qui sont au regard des normes de la société actuelle, parfaitement exceptionnelles. Et à bien des égards, en porte à faux avec toutes les habitudes de la vie quotidienne civile, d’aujourd’hui. »
Les représentantes de ces deux associations ont présenté au ministre leurs actions récentes et en cours. L’ANFEM a ainsi réalisé tout au long de l’année de nombreuses actions en faveur de familles de militaires ayant des enfants handicapés. Quant à l’ARIA, elle a travaillé plus particulièrement sur la question de l’illettrisme au sein des armées. Elle a également créé de nouvelles antennes notamment à l’étranger, à Bruxelles (Belgique) et à Stavenger (Norvège). Ces nouvelles antennes sont destinées à aider les familles de militaires qui ont été mutés dans ces pays. L’ARIA souhaite pour 2012 être plus impliquée et intégrée dans le dispositif des bases de Défense.
Les représentantes de ces deux associations ont également insisté sur le fait qu’elles étaient toutes bénévoles.
Elles ont ensuite abordé avec le ministre des sujets qui les préoccupent, comme les questions de logement, de garde d’enfants, et de solde.
Le rôle du conjoint dans la vie du militaire n’est pas à minimiser. Ce dernier occupe un rôle important pour la famille. Il doit gérer l’absence du militaire qui part en OPEX souvent pour six mois, et tous les problèmes du foyer, éducations des enfants, problèmes d’argent, problèmes personnels… « On a l’habitude de dire que le rôle de la femme d’un militaire est d’être en base arrière. Et quand la base arrière va bien, le militaire va bien et peut mener sa mission de façon sereine. , C’est pour cela que notre action est importante, pour soutenir et aider les familles de militaires quand ces dernier sont en OPEX », souligne Catherine Goudeau, présidente de l’ANFEM. « Cette vie de ‘femmes de militaire’ est une vie faite de dévouement, d’abnégation », continue Béatrice Cambournac, présidente de l’association ARIA. « Nous devons faire en sorte que notre mari puisse partir sereinement en opération. C’est une vie que je connais depuis très longtemps. Je la partage avec d’autres femmes. Et je veux faire partager mon enthousiasme avec les autres femmes de militaires. »
Le but de cette réunion a été de valoriser le travail de l’ARIA et de l’ANFEM. Le ministre a longuement salué leurs actions en faveur du monde militaire et a rendu hommage à leur leur dévouement au quotidien. « Ce sont deux institutions vivantes, qui sont malheureusement pas assez connues. Je souhaite que plus de conjoints de militaires rejoignent ces deux associations pour bénéficier de cette formidable entraide, et des informations, qu’elles délivrent ! », a conclut le ministre.